GT AUTO / Caen

Le boîtier E85, en partant de votre voiture.

GT AUTO figure parmi les garages du réseau FlexFuel. La conversion au superéthanol est une bonne opération pour certains conducteurs et une mauvaise idée pour d’autres — tout dépend du véhicule et du nombre de kilomètres. Voici de quoi savoir de quel côté vous êtes avant même d’appeler.

L’enseigne rouge et blanche de GT AUTO vue depuis le trottoir : « GT AUTO — Entretien et réparation toutes marques, véhicules d’occasion / 02 31 86 59 30 ».
L’enseigne dit tout ce que fait l’atelier, et rien de plus.

Ce qu’est le superéthanol E85

L’E85 est un carburant composé majoritairement de bioéthanol d’origine agricole, complété d’essence sans plomb. La proportion varie selon la saison : on augmente la part d’essence en hiver pour préserver le démarrage à froid. Il est distribué en France dans un nombre croissant de stations, et son prix au litre est habituellement très inférieur à celui du sans-plomb.

Un moteur essence ordinaire ne peut pas le brûler tel quel. L’éthanol a un pouvoir énergétique plus faible que l’essence : à volume égal, il libère moins d’énergie. Le moteur doit donc en injecter davantage pour produire le même couple, et il faut aussi adapter l’avance à l’allumage.

Ce que fait exactement un boîtier de conversion

Un boîtier de conversion est un module électronique additionnel qui s’intercale entre le calculateur d’origine et les injecteurs. Il lit ce que le calculateur commande, puis allonge les temps d’injection et ajuste l’avance à l’allumage en fonction du mélange réellement présent dans le réservoir.

Le point important, et c’est ce qui distingue un dispositif homologué d’un bricolage : il n’intervient ni sur le calculateur d’origine, ni sur la prise de diagnostic. Le calculateur du véhicule n’est pas reprogrammé, aucune cartographie n’est écrasée. C’est ce qui rend l’opération réversible et compatible avec la lecture des défauts.

Conséquence pratique appréciable : le réservoir n’a pas besoin d’être vidé. On peut faire le plein d’E85, de sans-plomb, ou des deux mélangés dans n’importe quelle proportion. Le boîtier s’adapte.

Les cinq conditions d’éligibilité

L’installation d’un boîtier E85 est encadrée en France depuis un arrêté de novembre 2017, complété en 2021. Cinq conditions doivent être réunies.

  1. Un moteur essence, et seulement essenceLa conversion ne concerne que les véhicules roulant au sans-plomb. Aucun moteur diesel n’est convertible au superéthanol, quel que soit le boîtier. Il n’y a pas d’exception à cette règle.
  2. Une injection électroniqueLe boîtier s’intercale sur le circuit d’injection pour allonger les temps d’injection : il lui faut donc des injecteurs pilotés électroniquement. Les moteurs à carburateur sont hors sujet.
  3. Une norme antipollution Euro 3 au minimumLa réglementation française fixe ce seuil, ce qui écarte en pratique les véhicules mis en circulation avant le début des années 2000.
  4. Une homologation qui couvre votre famille moteurC’est le point que personne n’anticipe. Les homologations sont délivrées par familles de véhicules, définies par le type d’injection — indirecte ou directe —, le groupe de norme Euro et la puissance administrative. Deux versions du même modèle peuvent donc être traitées différemment.
  5. Une pose par un installateur habilitéSeuls les dispositifs homologués, posés par un professionnel habilité, peuvent circuler sur la voie publique. Un boîtier acheté en ligne et branché soi-même n’a aucune valeur réglementaire.

Ce que ça change à l’usage

La consommation augmente. C’est mathématique, et il faut l’entendre avant de calculer : puisque l’éthanol contient moins d’énergie par litre, le moteur en consomme davantage pour le même trajet. L’ordre de grandeur couramment observé se situe autour de vingt à trente pour cent de plus. Le gain n’existe que parce que l’écart de prix à la pompe dépasse cet écart de consommation.

Le calcul dépend donc de votre kilométrage. L’installation a un coût fixe ; l’économie, elle, se fait au litre. Un conducteur qui fait quatre mille kilomètres par an amortira très lentement. Un conducteur qui en fait vingt-cinq mille, beaucoup plus vite. C’est la première question à se poser, avant même la compatibilité.

Les démarrages à froid demandent un peu d’attention. L’éthanol s’évapore moins facilement que l’essence par temps très froid ; les boîtiers modernes gèrent cette phase, mais un véhicule qui dort dehors en hiver se comporte mieux avec une proportion d’essence plus élevée dans le réservoir.

L’entretien reste le même, avec une vigilance en plus. L’éthanol est un solvant : sur un moteur ancien qui a beaucoup de dépôts, il peut décoller des impuretés qui finissent dans le filtre à carburant. Surveiller ce filtre les premiers temps est un réflexe raisonnable. Le reste du plan d’entretien ne change pas.

Les formalités après la pose

L’installateur remet une attestation de pose du dispositif homologué. Deux démarches en découlent, et aucune des deux n’est facultative :

Certaines collectivités accordent par ailleurs des aides à la conversion, et le statut de carburant modulable peut ouvrir des avantages sur la carte grise. Ces dispositifs varient d’une région et d’une année à l’autre : renseignez-vous au moment où vous décidez, pas sur la foi d’un article ancien.

Ce qu’il faut avoir sous la main pour appeler

La question de l’éligibilité se tranche en quelques minutes, à condition d’avoir le certificat d’immatriculation sous les yeux. Trois informations suffisent à orienter la réponse :

Et si la réponse est non — moteur diesel, famille non couverte par une homologation, kilométrage trop faible pour amortir —, mieux vaut l’entendre au téléphone que le découvrir après.

Le rattachement de l’atelier au réseau FlexFuel est établi par sa fiche sur flexfuel-company.com. Le reste de cette page décrit la conversion au superéthanol et sa réglementation en général. Aucun tarif, aucun délai et aucune liste de modèles éligibles n’est annoncé ici : cela se demande à l’atelier, 02 31 86 59 30.

Les autres fiches de l’atelier